À propos

Je m’appelle Fanny.

A l’aube de mes 28 ans, j’avais tout ce dont on peut rêver. Une carrière établie et prometteuse en tant que cadre en grande distribution, un métier prenant mais dans lequel je m’épanouissait et m’engageait avec passion et acharnement. Une famille aimante, composée des mes parents et de ma sœur, famille somme toute assez normale. De bons amis, vous savez, ceux qui sont là, d’un soutien infaillible, dans les bons comme les mauvais moments. Un toit au-dessus de la tête. Une belle voiture. Un chat qui me faisait toujours bien rire. Et beaucoup d’autres choses.

Tout cela ne fait pas le bonheur. Un jour ordinaire, ma vie a basculé. Notre vie a basculé. Rien ne laissait présager le drame personnel que ma famille allait devoir affronter. Perdre ma mère a été l’épreuve la plus difficile que j’ai eu à affronter. La vie dans laquelle j’étais enfermée était vide de sens, une prison d’apparences et de souffrances qu’il fallait que je quitte absolument.

Partir loin était une évidence, pour redonner du sens à ma vie, pour faire le point, pour panser mes plaies à vif. A ce moment précis, peut importe les difficultés que j’allais devoir affronter.

« On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une », Confucius.

Le voyage comme thérapie. En aout 2015, j’ai quitté emploi, famille et confort pour partir vers cet ailleurs lointain, exotique, qui m’appelait : l’Australie. Un pays immense, sauvage, entre mer et côtes surpeuplées et déserts arides et isolés. Je n’avais que quelques vêtements dans un sac à dos, mon appareil photo, mes peurs en bandoulière, mais surtout, et c’est le plus important, le courage d’avancer et l’espoir de jours meilleurs.

Mon voyage m’aura conduit bien plus loin que l’Australie, dans d’autres régions du monde moins favorisées mais plus authentiques. Au détours des chemins, mes égarements, et la découverte qu’il est possible de vivre autrement, plus simplement. Une vie basée sur le retour aux plaisirs simples, à l’écoute de la nature. La joie d’échanger avec des inconnus, de me nourrir de nos différences et le bonheur de vivre des expériences inédites ont remplacé tout autre besoin matériel et superficiel.

Après tout, n’est-ce pas cela vivre ? Apprécier chaque instant, ne rien considérer comme acquis et s’émerveiller chaque jour ?

Publicités

« On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une », Confucius.