#2 Roadtrip : la côte Sud, d’Albany à Adélaïde

Le 9 février 2016, après 6 mois passés à travailler dans mon vignoble, je délaisse tout confort et salue mes amis que je quitte le cœur lourd mais avec la ferme résolution de les revoir un jour, quelque part autour de ce vaste monde. Il est temps de me lancer dans l’inconnu. Je débute une nouvelle aventure, en solitaire cette fois ci. Durée : un mois. Distance: près de 4 000km. Mon itinéraire me conduira entre côtes et mer turquoise, parcs nationaux arides, déserts humains et métropoles cosmopolites. Top départ, accrochez vos ceintures !

⇒ FITZGERALD RIVER NATIONAL PARK

Ce parc national côtier est remarquable tant pour la variété de ses paysages que pour sa flore. Il compte en effet plus de 60 espèces de plantes uniques. Des plaines vallonnées aux sommets escarpés, sans oublier les promontoires aux baies et criques magnifiques, ce parc est une excellente surprise! Pendant l’hiver, on peut même y observer les baleines et leurs nouveau-nés.

⇒ ESPERANCE, le paradis sur terre

A 480 km d’Albany se situe la petite ville d’Espérance. Souvent oubliée des voyageurs car loin d’être sur un grand axe routier, c’est pourtant une étape qui mérite un détour. Le centre-ville n’est pas très typique, mais une ballade sur la jetée est incontournable. On y rencontre Sammy, le petit lion de mer qui a élu domicile dans la baie et qui vient volontiers poser pour quelques photos. C’est l’icône bien connue à Espérance, il a même sa statut s’il vous-plaît. Mais la vraie raison qui classe cette petite ville d’à peine 10 000 âmes parmi les arrêts incontournables est toute autre : il s’y trouve tout simplement des plages régulièrement classées chaque année dans le top des plus belles au monde ! oui, au MONDE !

Au long des 38 km de côte, baptisée GREAT OCEAN DRIVE, une succession de plages tout simplement hallucinantes! D’une couleur saisissante, vous ne pourrez refuser un plongeon dans ce turquoise envoutant ! Twilight Beach est peut-être ma préférée, mais toutes ont un charme fou. C’est sur la plage que je passe la plupart de mon temps, entre baignade, bronzage, et photos biensur.

⇒ CAPE LE GRAND NATIONAL PARK

A 50km d’Espérance, cet autre parc national vaut également le détour. Les plages, et en particulier Hellfire Bay et Lucky bay sont à couper le souffle et ne laissent personne indifférent.  En marchant sur la plage blanche comme de la neige, ne soyez pas surpris de croiser des kangourous venus prendre un bain de soleil. J’aurai pu rester là des jours (ou l’éternité), dans ce petit coin de paradis, où le temps semble s’être arrêté.

⇒ LA NULLARBOR PLAIN ♥♥

L’Australie et ses grands espaces… Depuis quelques jours, j’en ai déjà un bon aperçu. La fameuse plaine de Nullarbor, longue de 1300 km, relie les États de l’Australie Occidentale et de l’Australie du Sud (c’est mon premier changement de fuseau horaire australien, +45 minutes). Si ce n’est pas une destination en soi, c’est un passage obligé vers l’ouest qui permet de prendre vraiment conscience de la grandeur de l’île-continent. Plus de détails dans l’article consacré.

⇒ CEDUNA – PILDAPPA ROCK

Toujours plus à l’est, le Pildappa Rock est un autre site qui mérite d’être visité. A en juger l’odeur particulière et reconnaissable des kangourous, je ne suis  pas seule à errer sur ce site rocheux plus qu’impressionnant. Formé il y a plus de 1500 millions d’années, sa forme particulière de vague amène là encore, beaucoup de questions.

⇒ IKARA-FLINDERS RANGES NATIONAL PARK

Une forteresse de roc ocre se détache sur le ciel pâle de l’aube, maillon d’une longue chaîne d’imprenables remparts naturels qui rougeoient dans le soleil levant. Le massif se replie sur lui-même d’une boucle qui enserre en son cœur une vallée légèrement boisée, surpeuplée d’émeus et de kangourous. Une nouvelle journée commence à Wilpena Pound, couronne des Flinders Ranges.

Dans l’état le plus sec du pays et le plus aride au monde, le mot « montagne » n’a pas la même définition qu’ailleurs. Les chaînes des Flinders forment un paysage où les rivières sont généralement asséchées, les arbres assoiffés et la chaleur intense. Pourtant, dans cette apparente disette évolue une faune abondante : j’y admire une succession de petits groupes de kangourous étalés à l’ombre des rares arbres présents, comme assommés par la chaleur, le nez au vent et les oreilles en alerte, ou plusieurs émeus traversant lentement la route, menant derrière eux leur horde de petits au plumage rayé. J’y côtoie également les rapaces qui se laissent planer en cercles dans les courants d’air chaud au-dessus de moi.

Des marches plus ou moins longues permettent d’explorer les différents points de vue du parc. Découvrir Sacred Canyon, dont les parois sont gravées de symboles aborigènes érodés par le poids des âges est un moment lourd de sens. La meilleure façon de prendre conscience de ce qu’est le Wilpena Pound est cependant de prendre de la hauteur. Je m’envole donc pour 30 min d’hélicoptère. Des frissons et un souvenir inoubliable !

 

⇒ ADELAÏDE

Adélaïde est la 5ème ville du pays et compte 1, 5 millions d’habitants. J’arrive fatiguée et quelques peu perturbée de retrouver la civilisation après tant de jours au calme. La ville doit son nom à la reine Adélaïde, la reine consort épouse du roi Guillaume IV. Elle fut créée en 1836 pour n’accueillir, à la différence des autres colonies australiennes, que des Britanniques libres.

Ville ayant pratiqué très tôt la liberté religieuse, la ville porte aujourd’hui le nom de « Ville des églises ». Adélaïde est surtout réputée pour ses équipes sportives, ses vins et ses nombreux festivals. J’arrive d’ailleurs en plein milieu du célèbre Fringe Festival, organisé tous les ans. Humoristes, chanteurs et acteurs, professionnels ou non, se succèdent dans les lieux de spectacles, pubs, bars ou à ciel ouvert et parent la ville d’un air de fête contagieux. Je n’y reste cependant qu’un après-midi, le centre-ville étant par endroit inaccessible et les jardins botaniques fermés puisque qu’accueillant la scène principale, animée uniquement le soir. Je passe rapidement au mont Lofty, le point culminant avec ses 727 mètres pour avoir un aperçu de la ville.

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Les 2500 kilomètres sauvages et arides qui séparent Perth d’Adélaide resteront pour moi un de mes meilleurs souvenirs dans ce pays. Entre océan admirable, côtes déchiquetées et désert humain, j’ai vécu tout un tas d’émotions fortes, car ce voyage, au delà de toutes les découvertes, a surtout été un cheminement intérieur, l’occasion rêvée d’un retour à l’essentiel, simple et silencieux.

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